20 oct. 2012

Mr Feng's maocha

Vous avez peut-être oublié le maocha de Shuangjiang, un thé 2010 de Mr. Feng ? Pas moi. C'est sans conteste un des meilleurs maocha (à mon goût) qu'il m'ait été donné de boire. Il ne m'en reste vraiment pas beaucoup, alors je le fais durer...


Par contre, j'ai une pleine boîte de la version 2012 de ce superbe puerh. Il date du printemps dernier, je ne l'ai pas encore goûté, mais je suis sur le point.
Les feuilles sont tout aussi belles que celles de son illustre prédécesseur, et ont la même signature olfactive : du fruit, du fruit, du fruit, mais aussi du végétal, du bois, une bonne base de jeune puerh, et aussi cette odeur presque musquée/humaine extrêmement évocatrice, absolument indescriptible, que j'aime ordinairement retrouver au fond des tasses vides, mais qui là me saute au nez directement depuis les feuilles sèches... ça promet.


Je remplis généreusement (mais sans non plus tomber dans l'extrême) une théière, et c'est parti : 2 rinçages express, puis infusions flash.


Je me retrouve - pour mon plus grand plaisir - en terrain connu dès la première liqueur. C'est pur, c'est frais, c'est vif, c'est moelleux, c'est un peu tout en même temps, c'est même presque trop. Je me perds avec délices dans cette liqueur ainsi que dans les suivantes et le temps file sans que je ne m'en aperçoive.


L'amertume est superbe et donne une longueur infinie à ces liqueurs, les parfums sont tout à fait à mon goût même si certains y trouveront peut-être un peu trop de fruit, mais j'ai l'impression qu'il y en a quand même moins que dans la version 2010. Ici c'est encore très vert, réellement jeune et fougueux. Pour ne pas en faire des tonnes, c'est une vraie tuerie :)


Je ne vais pas m'éterniser, ce puerh est pour moi un modèle du genre, maocha ou pas. Rien à voir, mais alors rien du tout à voir avec l'idée que l'on peut se faire du puerh registre cave humide, moisissures et champignons. Ici c'est compote de pêche, Sancerre, bois de Santal et cuir chevelu de bébé ! (ces comparaisons ne sont pas absolument exactes, c'est un ressenti tout personnel :)


Voilà, après la traditionnelle photo plic-ploc, un petit aperçu de ces fabuleuses feuilles, qui vont vite réintégrer la chouette théière rouillée by Petr Novak pour me donner encore toute une série de belles tasses de puerh. J'y retourne, à bientôt !

4 commentaires:

lionel a dit…

Superbe !
Heureusement que je viens de déguster un autre délicieux maocha de Olivier, le Yannuo 2012, parce que sinon tu m'aurais mis dans un état de manque douloureux avec une telle description !
Quel plaisir que ces maocha : je trouve que le fait qu'ils soient en vrac, qu'il est possible d'observer les feuilles, une par une si l'on veut, les duveteuses, les plus noires ..les glisser à la main dans la théière etc, ajoute du plaisir à la dégustation proprement dite.
J'ai hâte d'en découvrir d'autres de ces petits bijoux ! (bientôt peut-être...qui sait ?)

David a dit…

C'est vrai que ça fait envie, et les photos sont absolument superbes. Il semble que tout le monde ait bu du bon puerh aujourd'hui ! :-)

Mr Pomme a dit…

J'adore photos superbes, matériel magnifique, test donnant l'eau à la bouche.

Je viens de ma faire un Yumewakaba mais avec cette review je me ferai un pu'er d'olivier ce soir pour sûr ^_^

Romuald Theaceae a dit…

La couleur du thé est particulièrement belle, cet aspect doré illustre parfaitement les goûts associés "compote de pêche, Sancerre et bois de Santal".

J'aime beaucoup l'expression "cuir chevelu de bébé"
Tout est dit !