9 oct. 2012

Ye Sheng Cha, maocha de Dehong


Un maocha de Dehong, Yunnan, du printemps 2012, reçu d'Olivier.
Les feuilles sont relativement singulières (pour moi en tout cas), aussi bien au niveau de leur forme, de la cueillette et de la couleur, qu'au niveau des parfums.


Toutes les feuilles ne sont pas "torsadées" ou flétries comme j'ai davantage l'habitude de les retrouver sous forme de maocha : il y a également quelques grandes feuilles comme agglomérées, pliées ou je ne sais quoi. 
Les feuilles sont vraiment foncées, presque noires pour certaines (on pourrait croire à du thé violet), tandis que les tiges sont beaucoup plus claires, voire même d'un doré éclatant pour certaines.

Les parfums font immédiatement penser à un puerh issu de théiers sauvages : j'y retrouve cette espèce de fumée/torréfaction (je n'ai toujours pas réussi à mettre les bons mots sur cette sensation), ainsi qu'un côté agrumes poussé à l'extrême du côté du fruité et du sucré. Je ne suis vraiment pas certain d'apprécier...


Dans ma coupe d'Eric Soulé, la liqueur est sublime, mais difficile de se faire une idée de la couleur. Je ressors donc pour quelques instants une petite tasse blanche...


Bon, sans réelle surprise, c'est du théier sauvage, et même très sauvage. Les amateurs de ces parfums très typiques et signés devraient adorer : trèèèèèès belle persistance en bouche des arômes, magnifique complexité dans l'agrume fumé et qualité de liqueur irréprochable. C'est pur, limpide, équilibré tout en étant très marqué "sauvage".

Malheureusement, pour ma part, je ne peux que reconnaître que c'est sans doute un des plus éclatants puerh sauvages que j'ai eu l'occasion de goûter, mais je me dois par ailleurs de reconnaître que je n'aime toujours pas ça. 

5 commentaires:

Olivier a dit…

Superbes photos!

Haha, oui en t'envoyant ce thé j'avoue que c'était un peu donner le bâton pour se faire battre!
(Je t'avais d'ailleurs prévenu que le choix d'un des thés était un peu provoc...)

Il y'avait une petite chance que le coté assez atypique de celui ci et ses touches clairement fumées te réconcilies avec les sauvages... mais non, tu fais clairement une allergie gustative aux théier sauvage!

Heureusement il te reste d'autres maocha pour te rincer la bouche...

Olivier

Sebastien M a dit…

Oui, j'en ai encore pas mal en stocks, et la plupart n'ont pas cette odeur si caractéristique.
Je vais effectivement pouvoir me rincer la bouche ;)
Et ce n'est plus la peine d'insister hein, c'est fini pour moi les théiers sauvages ^^

David a dit…

Si tu sais pas quoi en faire, plutôt que de les garder sans les boire ou les jeter...

;-)

lionel a dit…

La 1ère photo de ces feuilles magnifiques dans la coupe de Eric Soulé est vraiment belle.

Après sur le profil particulier de ce type de pu er, je ne suis pas certain de cerner les notes qui te déplaisent...Le mieux comme le suggère finement David serait de pouvoir juger sur pièce...

;-))

Sebastien M a dit…

Je suis pas sûr d'avoir bien saisi, je pense que vous devriez faire une allusion de plus. ^^
Quant aux notes qui me déplaisent, elles sautent vraiment au nez, c'est flagrant au dernier degré.