11 juin 2013

Kai Hua Long Ding 2013


Second thé vert chinois de la sélection de Charlotte (voir précédemment le Wu Yuan Ming Mei), voici le Kai Hua Long Ding, originaire de la province du Zheijiang. Ce thé est (tout comme le Wu Yuan Ming Mei) Ming Qian, c'est-à-dire pré Qin Ming.


Il se présente sous la forme de bourgeons de petite taille d'un vert soutenu et lustré, bourgeons présentant également un duvet blanc en partie dissimulé en son sein. La cueillette est très fine, régulière, très peu de brisures constatées dans le sachet. Le parfum dégagé par les feuilles est très frais, doux et finement fleuri. Les notes de torréfaction sont très légères et me font penser à de la nougatine, du caramel, voire même à quelques accents chocolatés.


Première partie de la première infusion : une fois les feuilles placées dans l'ustensile préchauffé, on commence par les recouvrir d'eau chaude, puis on remue doucement le gaiwan pour bien imbiber les feuilles.


Puis on complète avec de l'eau chaude, et on laisse infuser sans couvercle pour que le thé "respire" (indications données par Charlotte pour les thés Ming Qian).


La liqueur de la première infusion est très pure, d'un vert/jaune timide, presque fantomatique. En bouche c'est assez surprenant : très vert, frais et doux, ce Kai Hua Long Ding prodigue une belle vivacité aux accents fleuris sur la langue tout en suggérant des notes très subtiles et arrondies - voire sucrées - de légumes (pois mange-tout) en rétro-olfaction. Le tout est très pur, très subtil, à peine suggéré. J'ai d'ailleurs bien peur de passer à côté de la moitié de ce que ce thé a à dire.


Deuxième infusion. Les bourgeons sont maintenant bien gorgés d'eau, ils sont absolument magnifiques : ventrus, d'un vert vif désormais beaucoup plus clair, ils semblent tellement pleins de santé et de vie que je serais à peine étonné de les voir se tortiller dans mon gaiwan ! J'en prélève deux ou trois pour les déshabiller.


Cette seconde infusion a permis à l'amertume (embryonnaire lors de la première infusion) de prendre un peu plus d'ampleur, ce qui semble avoir favorisé l'assise des notes fleuries et de la vigueur fraîche de ce thé décidément très printanier qui gagne ainsi en longueur.


Rien à ajouter sur la troisième et dernière infusion de ce Kai Hua Long Ding. Rien d'autre à faire que profiter de la fraîcheur de ce thé, qui rafraîchit à la fois le corps et l'esprit, toujours de façon très discrète, mais pas effacée non plus.

9 commentaires:

David a dit…

Très beau thé dont j'apprécie particulièrement la fine amertume. Je l'ai préparé pour la première fois un peu light, chose que je compte bien corriger par la suite. Superbe aspect visuel, un vrai plaisir pour les yeux, comme tes photos le montrent bien.

charlotte billabongk a dit…

Il faudra peut-être essayer de boire directement dans le zhong (ou dans un verre) car les thés verts chinois se révèlent alors de manière différente... Du coup, j'ai remarqué que peu de bloggers occidentaux dégustent de cette manière, et je me demande pourquoi ? (puisque après tout, c'est une façon très courante de pratiquer en Chine)... Je trouve cela vraiment intéressant de savoir pourquoi on fait les choses de telle ou telle manière.

Sebastien M a dit…

J'ai essayé, et je dois dire que je n'ai pas trouvé ça très pratique : j'ai le nez qui se retrouve en contact avec le bouton du couvercle du gaiwan, c'est assez gênant. En fait je suis obligé de pencher la tête en arrière car je ne peux pas basculer le gaiwan (toujours à cause du nez ^^). Je pense que ça doit être plus commode avec un grand gaiwan. Ou dans un verre, ça c'est certain.

charlotte billabongk a dit…

Oui, en effet, il faut un gaiwan de grande taille (avec un verre, la question ne se pose pas, c'est certain). Sinon, avec un gaiwan de petite taille, il faut envisager un raccourcissement du nez ! Blague mise à part, les petits zhong ne sont absolument pas prévus pour y boire directement, en toute logique. Et ce n'est pas pour rien qu'il existe différentes tailles de gaiwan.

David a dit…

Personnellement, j'ai beaucoup de mal à boire très chaud. J'attends toujours relativement longtemps que le thé refroidisse et, pour ce faire, j'utilise volontiers des tasses bien ouvertes voire des pichets. Du coup, j'ai un peu peur qu'à laisser le thé trop longtemps dans le zhong, il ne soit trop infusé.

charlotte billabongk a dit…

David, as-tu tenté d'aspirer de l'air lorsque tu bois ? cela fait beaucoup de bruit, certes, mais le liquide s'en trouve refroidit...

David a dit…

Je le fais pour la rétro en général, mais je vais essayer ça !

David a dit…

Merci du conseil Charlotte, c'est effectivement pas mal du tout cette technique. Je dois avouer que j'étais assez sceptique, ayant vraiment peur que le thé ne soit trop infusé. Mais en fait, je trouve ça encore meilleur ainsi.

Question : tu bois tout, ou tu laisses un fond avant de reremplir d'eau chaude ?

charlotte billabongk a dit…

Ah oui, ça change tout ! Et le thé n'a jamais vraiment le temps de trop infuser.

Pour répondre à ta question, je dirais qu'il faut faire au feeling. On peut tout boire, ou en laisser un peu, tout dépend des moments...